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Analyse de course d’orientation à la Roche Turpin

jeudi 13 décembre 2018, par Guillaume Orsal

Petite analyse de mon itinéraire sur la course d’orientation régionale sur la carte IOF de la Roche Turpin. Je suis parti sur la course niveau Violet Long, un recto-verso.

Pas de grosse galère sur cette course, juste quelques petites boulettes. Le recto va vite, moins de 25’. Je me dis que c’est de bon augure, puis je retourne la carte. Aïe. Plein de long interpostes. Je termine la course en 1h15, mais déjà à 20’ de la tête de course. Ca court vite devant !

La course m’a semblé assez intéressante stratégiquement. Il fallait faire quelques choix. Je vais me focaliser sur certaines balises qui me semblent plus intéressantes, si cela peut vous inspirer lors de vos propres choix d’itinéraires.

Une boulette pour commencer sur 5-6. Je ressors du poste en suivant un gars et je ne prends pas le temps de bien caler mon azimut. Résultat, il faut que j’arrive sur le gros chemin pour me rendre compte que je ne suis pas où je devrais, plus le temps perdu à me recaler, et celui pour revenir... Je laisse échapper les 6000 points ! Moralité, et on ne le répétera jamais assez : ne suivez pas un autre orienteur !

Sur l’interposte 8-9, très long, personnellement j’applique une règle : pour un long interposte toujours privilégier les chemins. On y court plus vite et c’est moins risqué. A posteriori, en regardant ma trace, j’aurais même dû aller récupérer le chemin en passant sous le « 3/7 », c’était plus direct et bien roulant. De plus, l’endroit pour bifurquer en forêt après le chemin, sous le poste 11, était évident, il y avait un banc qui était carté. Un petit azimut pour terminer le travail et l’approche finale. Il fallait éviter l’azimut dans la forêt dense trop risqué.

A noter également, pour aller à la 13, j’en ai vu certains qui contournait la zone verte. Même si elle était cartée verte dense, quand on était sur la balise 9 on pouvait voir que la zone avait été ratiboisé, et était donc aisément franchissable. A mon avis, il ne fallait pas s’en priver.

Sur le verso, pour aller à la 1, j’ai encore privilégié le chemin. Et pour le début j’ai pris l’itinéraire par lequel j’étais arrivé sur le poste précédent. C’était peut-être plus court par le sud, mais au moins j’avais l’assurance d’un chemin qui passait, et que je n’avais même pas à chercher.

Autre exemple de l’intérêt des chemins. Pour faire 5-6 je prends le chemin, je mets 1’26. Sur 6-7 je prends l’azimut, et au bout d’un moment j’ai même un doute alors je remonte un peu trop et dépasse la balise. Résultat 2’35. Alors que si j’étais retourné sur le gros chemin puis que j’avais utilisé le banc pour fondre sur la balise, je gagnais facile 30’’.

Pour moi, la partie la plus intéressante de la course était ces longs interpostes qui alternaient le nord et le sud d’une zone boisée. J’ai choisi d’utiliser la zone blanche au milieu des zones vert peu dense. Je pense que toute l’astuce était d’arriver à trouver le passage sur le terrain car elle n’était pas forcément très marquée, mais bien roulante une fois dedans. On évitait ainsi un grand détour. Je pense que c’est ce qu’avait en tête le traceur.

Enfin, le meilleur pour la fin ! Classique. Il ne reste plus qu’une balise alors je relâche mon attention et bim ! je rate la 15 en beauté. Je tourne. Je n’arrive pas à me recaler et c’est un gars qui passait par là qui finit par m’indiquer le poste... J’enrage après une course que j’avais plutôt bien menée. Restez concentré !

Aller, je me refais sur la prochaine course !

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